L’essentiel
- Ordres de grandeur : environ 10 à 40 € par mois en le faisant soi-même, 900 à 5 000 € pour un site vitrine simple réalisé par un professionnel, davantage en sur-mesure.
- Un site coûte aussi chaque année : nom de domaine, hébergement, maintenance. Comptez-les avant de signer.
- Le piège le plus coûteux : un nom de domaine enregistré au nom du prestataire. Exigez d’en être le titulaire.
Entre le neveu qui « fait des sites », l’agence à cinq chiffres et les abonnements à 29 € par mois, le prix d’un site vitrine a de quoi dérouter. Voici des repères sourcés, sans tarif maison, pour lire un devis.
Un site vitrine, c’est quoi exactement ?
Un site vitrine présente votre activité : qui vous êtes, ce que vous faites, où vous trouver, comment vous joindre. Le paiement en ligne, c’est un autre budget : le commerce en ligne.
Pour une petite entreprise, il tient en quelques pages : accueil, services, à propos, contact. Son rôle : rassurer la personne qui vous a trouvé, et lui donner envie de vous appeler.
Prix d’un site vitrine : les ordres de grandeur du marché
France Num, l’initiative gouvernementale pour le numérique des TPE-PME, publie une grille établie avec deux professionnels du web. Des ordres de grandeur, pas un barème, qui suffisent à situer un devis.
| Votre projet | Ordre de grandeur | Pour qui |
|---|---|---|
| Le faire soi-même, avec un constructeur en ligne | Environ 10 à 40 € par mois, plus votre temps | Une activité qui démarre et veut tester |
| Une page « carte de visite », par un professionnel | 500 à 2 000 € | Être trouvé et joignable, sans plus |
| Un site vitrine simple, par un professionnel | 900 à 5 000 € | Un artisan, un commerçant, une petite entreprise |
| Un site sur mesure | Davantage, selon le projet | Une PME avec de vrais enjeux d’image, un projet complexe |
Les montants « par un professionnel » viennent de France Num ; celui des constructeurs, de leurs tarifs publics.
Soi-même. Wix, Squarespace, Jimdo et consorts facturent leurs formules courantes autour de 10 à 40 € par mois. Le vrai coût, c’est votre temps, pour le rendu d’un modèle standard. Une option honnête pour démarrer, rarement pour une entreprise établie.
Un indépendant. Un interlocuteur unique, qui connaît votre dossier. Vérifiez ce qui se passe après la mise en ligne : maintenance, modifications, disponibilité.
Une agence. Du sur-mesure avec stratégie, ateliers et équipe dédiée : pertinent pour une PME qui joue gros sur son image, souvent surdimensionné pour un artisan qui veut surtout être trouvé et appelé.
Ce qui fait vraiment varier la facture
- Le nombre de pages réellement rédigées, structurées et illustrées.
- Le design : un modèle adapté coûte moins cher qu’une maquette dessinée pour vous ; c’est un choix, pas une arnaque.
- Le contenu : qui écrit les textes, qui fournit les photos ? À mon avis, le poste le plus sous-estimé des devis.
- Le référencement naturel (SEO) : entre un site « indexable » et un site « travaillé pour votre métier et votre ville », il y a des heures de travail.
- Les fonctionnalités : prise de rendez-vous, plusieurs langues, galerie… Chaque brique ajoute du temps.
- Le point de départ : une refonte qui reprend les contenus et les adresses des pages existantes demande souvent plus de soin qu’une création.
Combien coûte un site internet par mois, une fois en ligne ?
Un site coûte aussi un peu chaque année :
| Poste | Ordre de grandeur |
|---|---|
| Nom de domaine, en .fr ou .com | Environ 10 à 30 € par an au renouvellement, souvent moins la première année |
| Hébergement | De quelques euros à quelques dizaines d’euros par mois |
| Maintenance : mises à jour de sécurité, sauvegardes, petites corrections | Très variable selon ce qui est compris : demandez le détail par écrit |
Les deux premières lignes s’appuient sur les tarifs publics de deux bureaux d’enregistrement et d’un hébergeur français, relevés en octobre 2026.
Un site sans maintenance vieillit, ralentit, et ses failles de sécurité restent ouvertes.
Les pièges du low-cost
- L’abonnement « site à 29 € par mois » : sur quatre ans, cela fait 1 392 €, autant qu’un site vitrine simple payé une fois. Et, selon le contrat, vous n’en devenez jamais propriétaire.
- Le nom de domaine au nom du prestataire : le jour où vous partez, votre adresse et votre visibilité sur Google restent chez lui. À mon avis, le piège le plus coûteux de tous.
- Le modèle cloné : le même site que votre concurrent, avec vos couleurs.
- Le SEO « offert » : une case cochée dans un logiciel n’est pas un référencement. Et personne ne peut promettre la première place sur Google, rappelle Google lui-même.
- Pas de porte de sortie : demandez ce que vous récupérez si vous arrêtez (fichiers, textes, domaine). Si la réponse est floue, passez votre chemin.
Les questions à poser avant de signer
- Le nom de domaine sera-t-il enregistré à mon nom ?
- Que comprend la maintenance, et que coûte une modification ponctuelle ?
- Qui rédige les textes, qui fournit les photos ?
- Le site m’appartient-il entièrement si je change de prestataire ?
- Sera-t-il rapide et lisible sur mobile ?
- Les mentions légales, obligatoires sur tout site professionnel, sont-elles prévues ?
- Comment le référencement local est-il travaillé, concrètement ?
Un professionnel sérieux y répond sans se froisser.
Mon regard depuis le Sundgau
Je crée des sites vitrines pour les artisans, commerçants et petites entreprises, du Sundgau à Mulhouse, avec Dev-Mates, studio web partenaire. Je les héberge aussi, et le nom de domaine est enregistré à votre nom.
Un projet à situer, un devis reçu ailleurs ? Voyez ma façon de travailler en création de site internet et en hébergement web, ou appelez-moi : le premier échange est sans engagement.