L’essentiel

  • Un Centrex, ou standard virtuel, est hébergé et entretenu par un opérateur. Un IPBX est votre propre standard, en général installé dans vos locaux.
  • Les fonctions sont proches. Le choix se joue sur l’investissement, la maintenance, l’intégration à vos outils et ce qui se passe quand Internet tombe.
  • Petite équipe ou équipe mobile : plutôt le Centrex. Logiciels à relier ou données à garder chez vous : plutôt l’IPBX. Comparez le coût total sur 5 à 10 ans.

Quel standard téléphonique choisir ? Le plus souvent, un standard virtuel (Centrex) ou un IPBX installé chez vous.

Les deux offrent les fonctions d’un vrai standard. La différence se joue ailleurs : qui achète le standard, qui l’entretient, et ce qui se passe quand Internet tombe.

PABX, IPBX, Centrex : de quoi parle-t-on ?

Un standard, ou central téléphonique, relie les postes de votre entreprise au réseau public. Il existe sous trois formes :

  • Le PABX : le standard d’ancienne génération, relié aux lignes téléphoniques traditionnelles (RTC).
  • L’IPBX : le même rôle, sur le réseau IP. C’est un boîtier ou un serveur installé chez vous, relié à l’opérateur par Internet grâce à un Trunk SIP.
  • Le Centrex, ou standard virtuel : un standard hébergé et géré par un opérateur, partagé entre plusieurs clients. Chez vous, il ne reste que les postes et la connexion.

Ce sont les définitions du guide numérique des entreprises de l’Arcep, le régulateur des télécoms.

PABX ou IPBX : faut-il remplacer votre ancien standard ?

Oui, avant la fin du cuivre dans votre commune, s’il n’est pas compatible IP. Un PABX vit sur des lignes RTC : on ne peut plus en créer nulle part en France depuis novembre 2021. Elles s’arrêtent avec la fermeture du réseau cuivre, échelonnée jusqu’en 2030.

L’Arcep conseille de préparer dès maintenant un plan de migration, avec un intégrateur ou un opérateur. Vérifiez la date de votre commune sur la carte de la fin du cuivre dans le Haut-Rhin. Données Orange, version du 7 juillet 2026, sous réserve du respect des critères fixés par l’Arcep.

Centrex ou IPBX : quelle différence ?

Tout tient en une question : où se trouve le standard ? Avec un IPBX, il est chez vous ; avec un Centrex, chez l’opérateur, et l’installation est rapide.

Selon l’Arcep, le Centrex est moins onéreux et plus souple, mais offre moins de qualité de service et de possibilités d’intégration. Côté fonctions, l’écart est faible : le Centrex « offre les mêmes fonctionnalités que l’IPBX », résume l’Arcep.

Comparatif : standard sur site ou standard virtuel

Comparatif : standard sur site ou standard virtuel
Critère IPBX, dans vos locaux Centrex, standard virtuel
Au départ Le standard, acheté ou loué, et son installation Pas de standard à acheter, seulement les postes
Abonnement Les lignes (Trunk SIP) La location du service
Maintenance Le standard et les postes Les postes seulement
Internet coupé Appels internes seulement, sauf accès de secours Le standard reste joignable et peut renvoyer vers les mobiles
Fonctions Très personnalisables, intégration à vos logiciels Celles d’un standard, avec moins d’intégration
Ajouter un poste Selon la capacité du standard Une ligne de plus à créer
Plusieurs sites Possible, en reliant les sites Simple : un seul standard pour tous
Télétravail Possible, avec une application et un accès sécurisé Prévu d’origine : application, numéro unique fixe et mobile
Données d’appels Chez vous Chez l’opérateur

Quel standard téléphonique choisir ? Trois cas concrets

L’artisan, souvent sur les chantiers

Votre priorité : ne rater aucun appel quand vous avez les mains prises. Un standard virtuel suffit largement : un message d’accueil, un renvoi vers votre mobile, une messagerie qui arrive par e-mail.

Parfois, une simple ligne sur box suffit : selon l’Arcep, elle convient aux petites entreprises qui n’ont besoin que d’une ou deux lignes.

Le commerce de trois postes

Un poste à la caisse, un au bureau, un téléphone sans fil pour la boutique. Le Centrex convient très bien : accueil, mise en attente, transfert d’un poste à l’autre.

Choisissez des postes de bureau et sans fil DECT qui ne vous lient pas à un seul fournisseur. L’Arcep met en garde contre les offres « propriétaires », qui ne fonctionnent qu’avec des téléphones d’une seule marque.

La PME de quinze postes sur deux sites

Deux bâtiments, un accueil commun, des transferts entre sites, peut-être un logiciel à relier au téléphone : les deux formules tiennent la route.

L’IPBX si vous voulez intégrer le téléphone à vos outils, comme la fiche client qui s’affiche à l’appel, ou garder vos données chez vous. Le Centrex si vous préférez ne rien héberger et créer des lignes à la demande. Dans les deux cas, l’accès Internet devient vital : prévoyez un accès de secours.

Entre les deux : IPBX hébergé et IPBX hybride

Deux formules intermédiaires existent :

  • L’IPBX hébergé : votre propre standard, acheté ou loué, mais hébergé chez un opérateur. Il reste dédié à votre entreprise et personnalisable, sans machine dans vos locaux.
  • L’IPBX hybride : un IPBX qui accepte encore des téléphones analogiques. Pratique pour garder une partie de vos anciens postes le temps de la transition.

Avant de signer : trois vérifications

  • Vos numéros : ils doivent vous suivre. La portabilité est un droit, voir comment garder son numéro fixe professionnel.
  • La sécurité : l’Arcep recommande de bien protéger le standard contre le piratage. Elle conseille aussi de bloquer les appels vers les numéros surtaxés ou certaines destinations internationales, si vous n’en avez pas l’usage.
  • Le plan B : que se passe-t-il si le courant ou Internet coupe ? Voir ce que devient la VoIP en cas de coupure.

Comment je vous aide à choisir

J’installe les deux : des standards Starface dans vos locaux, et des standards virtuels. Je vous conseille celui qui correspond à votre façon de travailler.

On commence par un premier échange sans engagement sur vos lignes, vos postes et vos sites, puis je vous remets un devis gratuit. Vos numéros sont conservés.

Pour aller plus loin : l’installation d’un standard téléphonique ou le standard téléphonique virtuel.