L’essentiel

  • Sans courant, une ligne fibre ne passe plus aucun appel. Un onduleur sur le boîtier fibre, la box, le switch et le standard garde vos postes en service tant qu’il tient.
  • Sans Internet, un standard virtuel reste joignable et peut renvoyer vers les mobiles. Un standard sur site a besoin d’un accès de secours.
  • Le cuivre alimentait le téléphone, la fibre non. Gardez un mobile chargé : c’est le dernier recours, y compris pour appeler les secours.

En cas de coupure de courant, une ligne VoIP s’arrête, sauf si vos équipements sont sur onduleur : sans électricité, ni la box ni les postes ne fonctionnent. Une coupure d’Internet a un effet proche, mais tout dépend de l’endroit où se trouve votre standard.

Les deux se préparent.

Coupure de courant : que devient votre téléphone VoIP ?

Tout s’éteint, sauf ce qui a une batterie. L’Arcep le dit sans détour : sur la fibre, comme déjà avec l’ADSL, « aucun appel » n’est possible pendant une coupure d’électricité, sauf équipement à batterie ou secouru.

Pour que le téléphone marche encore, gardez sous tension :

  • le boîtier fibre et la box, parfois deux appareils distincts ;
  • le switch, qui alimente les postes par le câble réseau : c’est le PoE ;
  • le standard, s’il est dans vos locaux ;
  • la base des téléphones sans fil DECT : les combinés ont une batterie, la base non.

Un poste sur son propre adaptateur secteur dépend de sa prise : mieux vaut l’alimenter par le switch, seul appareil à secourir.

Faut-il un onduleur pour la VoIP ?

Oui, si le téléphone doit tenir pendant une coupure. L’onduleur, une batterie, prend le relais dès que le courant tombe : branchez-y les appareils ci-dessus.

Son autonomie se calcule au cas par cas ; au-delà, les renvois automatiques vers les mobiles prennent le relais.

Coupure d’Internet : tout dépend de votre standard

Avec un standard virtuel, hébergé chez l’opérateur, les appels continuent d’arriver ; seuls vos postes de bureau sont injoignables. Un renvoi automatique vers les mobiles, programmé à l’avance, fait le reste.

Avec un standard sur site, un IPBX, les postes s’appellent encore entre eux tant que le courant tient. Mais plus aucun appel n’entre ni ne sort par le Trunk SIP. Deux parades : un accès de secours, ou un renvoi de secours chez l’opérateur, s’il le propose, vers un mobile ou un autre site.

Pour comparer les deux formules : le comparatif Centrex ou IPBX.

Ce qui marche encore, selon votre installation

Ce qui marche encore, selon votre installation
Situation Standard virtuel Standard sur site (IPBX)
Coupure de courant, sans onduleur Postes éteints, mais le standard en ligne peut renvoyer vers les mobiles Tout s’arrête, appels internes compris
Coupure de courant, avec onduleur Les postes restent en service tant que la batterie tient Idem, si le standard est lui aussi secouru
Coupure d’Internet Le standard reçoit les appels et peut les renvoyer vers les mobiles Appels internes seulement
Coupure d’Internet, avec secours 4G ou 5G Les appels repartent par le réseau mobile Idem

Le secours 4G ou 5G : la roue de secours de la fibre

Un routeur équipé d’une carte SIM bascule seul sur la 4G ou la 5G quand la fibre tombe. Vérifiez avant que le réseau mobile passe bien dans vos locaux.

L’Arcep cite aussi un second accès, idéalement par un autre chemin de câble, et conseille de tester la bascule régulièrement.

Même un engagement de disponibilité de 99,9 % admet jusqu’à 8 heures et 46 minutes de coupure par an, rappelle l’Arcep dans son guide numérique des entreprises. Le plan B reste utile, même avec une fibre pro assortie d’une GTR.

Et sur le cuivre, c’était mieux ?

Sur un point, oui. La ligne de cuivre alimentait le téléphone : un simple poste filaire branché sur la prise en T marchait pendant une coupure de courant. L’Arcep le rappelle dans sa fiche sur la fermeture du cuivre : cette possibilité « n’existe pas avec la fibre optique ».

Mais un standard ou une base DECT se branchaient déjà sur le secteur, et la téléphonie par box ADSL coupait déjà avec le courant. La fin du cuivre ne crée pas le problème, elle le généralise.

Dans le Haut-Rhin, le réseau cuivre est fermé depuis le 27 janvier 2026 dans 22 communes. Sa fermeture est prévue le 31 janvier 2027 dans 13 autres (données Orange, version du 7 juillet 2026, sous réserve du respect des critères fixés par l’Arcep). La date de la vôtre : la carte de la fin du cuivre.

Urgences, alarme, terminal de paiement : à ne pas oublier

  • Les appels d’urgence. Une ligne VoIP fixe permet d’appeler gratuitement les secours : c’est une obligation de l’opérateur (article D98-8 du code des postes et des communications électroniques). Sans courant ni secours, le poste ne peut plus appeler : gardez un mobile chargé.
  • L’adresse transmise aux secours. C’est celle que votre opérateur a enregistrée : vérifiez-la après un déménagement, et pour chaque site.
  • Les établissements recevant du public. En catégories 1 à 4, le dispositif d’alerte des secours doit fonctionner au moins une heure sans courant, six heures s’il y a des locaux à sommeil. La VoIP sur fibre convient, rappelle l’Arcep, si la box et le poste sont secourus, par onduleur ou batterie.
  • L’alarme et le terminal de paiement. Même logique : ils ont besoin de courant et d’une connexion compatible. Voir alarme, fax et terminal de paiement face à la fin du cuivre.

Ce que je vous propose

Avant toute installation, une question : que se passe-t-il si le courant ou Internet tombe un mardi à 10 h ? Selon votre activité, je vous propose :

  • un onduleur dimensionné pour le boîtier fibre, la box, le switch et le standard ;
  • des postes alimentés par le switch ;
  • des renvois automatiques vers les mobiles ;
  • un accès de secours en 4G ou 5G, si votre activité ne peut pas se passer du téléphone.

Voir l’accès Internet pro et son secours 4G ou 5G et l’installation d’un standard téléphonique.